L’obésité
résulte d’un excès d’apport
énergétique par rapport aux
dépenses, chez l’enfant comme
chez l’adulte. Quel que soit l’âge
la première recommandation majeure,
pour favoriser un équilibre adéquat,
est donc d’éviter des apports
énergétiques trop importants
(en particulier ceux provenant des aliments
gras et sucrés) et d’augmenter
la dépense énergétique.
Pour les glucides, l’objectif du PNNS
est d’en augmenter la consommation afin
qu’ils contribuent à plus de
50 % des apports énergétiques
journaliers :
• en
favorisant la consommation des aliments source
d’amidon (les féculents) ;
• en
réduisant de 25 % la consommation actuelle
de sucres simples, essentiellement
sous forme de glucides simples ajoutés
contenus dans les boissons sucrées,
les friandises, les desserts lactés,
la plupart des biscuits, les viennoiseries,
le chocolat…
• en
augmentant de 50 % la consommation de fibres
(contenues dans les fruits, les légumes
et les féculents, en particulier les
légumes secs et les produits céréaliers
complets).
■ Comment les Français consomment-ils les glucides ?
Depuis 15 ans en France, la plupart des principaux aliments vecteurs de glucides simples ont vu leur consommation augmenter, à l’exception des fruits, du lait et du sucre de table. C’est en particulier le cas des boissons gazeuses, des jus de fruits, des yaourts et desserts lactés, des biscuits et des confiseries.
Sur les 30 dernières années, la consommation d’aliments vecteurs de glucides complexes tels que le pain ou les pommes de terre a diminué régulièrement, diminution nettement ralentie aujourd’hui.
Parmi les féculents, les légumes secs sont très peu consommés. Ces aliments peu chers fournissent amidon, protéines, fibres et vitamines. Les sujets souhaitant maigrir ont tendance à limiter de manière injustifiée leur consommation de féculents qui ont pourtant, outre leur qualité nutritionnelle, l’intérêt de provoquer une sensation de rassasiement.
■ Mise au point sémantique et définitions
L’utilisation d’une terminologie commune et simplifiée est indispensable pour améliorer l’information des consommateurs.
Les termes de sucres ou glucides lents et rapides ne doivent plus être utilisés. Ils ne correspondent pas à une réalité biologique.
Glucides complexes (féculents) : oligosaccharides, amidon et ensemble des polysaccharides non amylacés.
Glucides simples : monosaccharides (exemples : glucose et fructose) et disaccharides (exemples : saccharose, lactose).
Glucides simples ajoutés : glucides simples ajoutés pendant le processus de fabrication ou la préparation des aliments (pour des raisons de goût ou technologiques), par opposition aux glucides simples naturellement présents tels que le lactose dans le lait ou le fructose dans les fruits.
Fibres : polymères d’origine végétale : bêta-glucanes (son d’avoine), pectines, psyllium. Les fibres peuvent aussi être des polymères synthétiques. Elles ne sont ni digérées, ni absorbées dans l’intestin. Elles ont l’intérêt d’augmenter la production des selles, de diminuer les taux de cholestérol et de glucose sanguins.
Rapport Glucides et santé : état des lieux, évaluation et recommandations. Afssa. Octobre 2004. www.afssa.fr




